To put it briefly

To put it briefly

Arriver à Chiang Khong ne fut pas une mince affaire; un pick up surchargé, des virages pendant pendant 3 bonnes heures, des coudes dans mes côtes.
Puis, je fus débarquée à un arrêt, seule. Or les pick-up ne partent que quand ils sont pleins (et par pleins, j’entends: p.l.e.i.n.s). Au bout de deux heures d’attente, un conducteur me propose un deal: un couple et leur fils veulent prendre la même direction. Si je double le prix prévu de mon billet, on part. Sinon, on attend. Mon petit doigt me dit que si je refuse, je vais attendre trèèèèès longtemps.
Deux heures plus tard de 20 km/h pour escalader une montagne, un moine en plus et aussi une sérieuse envie de faire pipi, on arrive dans un petit village. L’autre touriste et moi comprenons qu’il y a changement de pick up, mais qu’il faut attendre cet autre pick up pendant un ‘certain temps’. Environ 1h45 mn. Pour finir, le dernier pick up arrive et au bout de 2h30, nous sommes à Chiang Khong.
Ce jour là, j’ai fait environ 65 km.
Et pourtant, j’ai bien aimé Chiang Khong, son marché, sa rue principale, son hôtesse énergique, sa promenade le long du Mékong, et juste en face, la nouvelle étape: le Laos.